Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran (2003)
Critique du film: Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran:
L’histoire : A Paris, dans le Montmartre des années soixante, Moïse (Pierre Boulanger), un garçon de treize ans, se retrouve livré à lui-même. Momo a fait de la rue Bleue sa maison et des prostituées qui l’animent ses amies, jusqu’à la tendre fascination.
Il perd sa mère et son frère ; quant à son père (Gilbert Melki) est pingre, incapable et lâche. Moïse est amer parfois triste comme une ombre, et sa seule distraction est d’aller chaparder dans le magasin de Monsieur Ibrahim (Omar Sharif), sans jamais faire grand cas de « l’Arabe du coin ». Jusqu'au jour où le vieux sage turc, naturellement imprégné de soufisme – la mystique islamiste-, décide de lui tendre la main, allant jusqu’à l’adopter après la mort de son père. Mais les apparences sont trompeuses : la rue Bleue n’est pas bleue, l’Arabe n’est pas Arabe, et la vie n’est peut-être pas forcément triste. L’œil perçant d’intelligence, le sourire bienveillant, il a su attendre son heure ; celle de montrer le chemin du cœur à Momo.
Moïse, Momo, devient alors Mohammed. Mais peu importe la religion, seul le cœur et la spiritualité intérieure compte. A petites touches, ce vieil homme, l’épicier arable et philosophe de la rue Bleue, va apprivoiser avec tendresse ce gamin esseulé. « Ce que tu donnes, Momo, c’est à toi pour toujours. Ce que tu gares est perdu pour toujours. »
Ce que l’on en pense : une histoire, une allégorie ou tout simplement un bouquet de sagesse avec poésie et enthousiasme. Sans jamais tomber dans le mélodrame, cette fable est une belle leçon d’humanisme et de tolérance. Un film très tendre où l’on se laisse promener comme dans un conte.
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AS CINEMA
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26 Mai 2007 à 21:30 dans
- CRITIQUES DE FILMS
