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Walter Bagehot

Le plus grand plaisir dans la vie est de réaliser ce que les autres vous pensent incapables de réaliser.

Albert Dupontel

Le but ce n'est pas de faire du cinéma, mais son cinéma.

Persepolis

 

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Persepolis 

 

Réalisateurs : Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud (F)
Interprètes : Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Danielle Darrieux
Genre :  Animation
Durée : 1h 35min
Année de production: 2005
Date de sortie: 27 juin 2007
Scénario : Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud 
Musique : Olivier Bernet  

L’histoire : Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des "commissaires de la révolution" qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire. Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère. Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger. A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.
 
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Le souffle du désert

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Le souffle du désert


Réalisateur : François Kohler (CH)
Scénario :
Durée : 1h. 20min. (+ 52min. de bonus dont un entretien avec Guy Corneau)
Interprètes : 13 hommes d’origine francophones
Musique : Anthony Rozankovic
Année de production : 2005

Genre : Documentaire


L’histoire : aux portes du Sahara, plus exactement au pied du Grand Erg Oriental tunisien, 13 hommes – suisses, français, belges et québécois – progressent dans le désert accompagnés d’un animateur de groupe et de 10 chameliers. Ce périple de 15 jours les verra progresser entre steppes, dunes de sable et plateaux rocheux, soumis aux vents de sable, à l’intense chaleur du jour et aux températures glaciales de la nuit.
A ce cheminement physique vient s’en ajouter un autre, plus émotionnel, au cœur de l’identité masculine. Aux quatre à cinq heures de marche matinale succède en effet chaque jour, après l’installation du bivouac, une exploration de la masculinité contemporaine basée sur le parcours de vie des participants. L’animateur stimule alors la dynamique de groupe et aide chacun à approfondir ses propres questionnements, autour de la paternité, de la sexualité, du rapport aux femmes, de la violence ou des dépendances. Ces échanges se prolongent le soir autour du feu et se terminent souvent par des danses et des chants au son de la musique des hommes du désert.
Les bivouacs à la belle étoile, la puissance des sites découverts, l’énergie du désert et le soutien de l’animateur incitent peu à peu les participants à se livrer, à se mettre à nu.
Un voyage à la fois physique et intime, une quête intense de l’identité masculine.


Bon à savoir : François Kohler a fait ses classes en cinéma à l'Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) de Bruxelles. Il travaille depuis 20 ans à titre d’auteur, de réalisateur et de producteur pour le cinéma et la télévision.

Pourquoi ce film?
« J’ai toujours été intéressé par la question de l’identité masculine. Je pense que les hommes se réfugient derrière une façade virile qui les empêche d’exprimer leurs émotions, d’entrer en communication intime avec les autres hommes, par peur de baisser la garde. Ce qui les conduit à ne partager leur intimité qu’avec les femmes et dans des rapports souvent conflictuels.
Dans le cadre de mes réflexions, j’ai participé en novembre 2002 à un trekking organisé par le «Réseau Hommes International» initié par le psychanalyste québécois Guy Corneau. L’activité proposait de réunir des hommes de différentes nationalités dans le désert pour partager durant deux semaines, librement et sans encadrement, des préoccupations typiquement masculines, souvent taboues. Au niveau personnel, ce fut une expérience très forte. Etant cinéaste, j’ai eu le désir d’en faire un film pour le grand public. »

Qu’apporte-t-il sur la question de l’identité masculine?
« Je pense que le naturel de la force, de la sincérité et de la franchise des témoignages est assez inédit au cinéma. A l’exemple de ces deux participants qui avouent avoir eu peur un jour de rester prisonnier du sexe féminin. Ou encore de cet autre protagoniste qui écrit une lettre à sa mère pour lui avouer son envahissement et ses conséquences sur sa difficulté à répondre aux désirs exprimés des femmes. Ces témoignages expriment ce que beaucoup d’hommes vivent au quotidien sans en avoir conscience ou sans forcément réussir à l’exprimer. Notre société idolâtre en effet les valeurs masculines de compétitivité, de pouvoir et de force. »

Et les femmes?
« Ce film montre que les hommes aussi sont capable d’exprimer leur intimité et de la communiquer. Je pense que les femmes y seront sensibles, car elles souffrent elles aussi des incompréhensions qu’ont les hommes sur leur condition masculine. Si Le souffle du désert est un film avec des hommes qui ont besoin d’être entre hommes pour pouvoir évoquer des problèmes d’hommes, il montre également que cette démarche peut rejaillir sur l’ensemble des rapports sociaux, et notamment sur ceux qui lient les hommes et les femmes. »
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Les Faiseurs de Suisses

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Les Faiseurs de Suisses

(Die Schweizermacher)

Réalisateur : Rolf Lyssy (CH)
Scénario : Christa Maerker et Rolf Lyssy
Durée : 1h. 41min.
Interprètes : Walo Lüönd et Emil Steinberger
Musique : Jonas C. Haefeli
Année de production : 1978

Genre : comédie (nationale)

L’histoire : « ne jamais oublier une chose: devenir Suisse n’est pas un droit, mais un honneur ! Et que les choses soient bien claires, nous estimons qu’une personne, qui veut devenir Suisse, doit s’adapter à ce mode de vie… »

Max Bodmer (Walo Lüönd) et Moritz Fischer (Emil Steinberger), sont des inspecteurs de la police cantonale zurichoise. Véritable connaisseur en la matière pour devenir un Suisse et être Suisse, ces fonctionnaires helvétiques modèles ne connaissants pas d’heure pour épier les potentiels candidats à la citoyenneté suisse.
Chargés d’examiner à la loupe et dans son intégralité la situation des prétendants à la naturalisation, la tactique de ces employés de l’Etat est de prendre par surprise les postulants (visite imprévue, interrogatoire étonnant, surveillance périodique).
De tels processus de vérification se découvrent au cours des rencontres avec un psychiatre allemand et sa femme, un pâtissier italien et une danseuse de ballet yougoslave.

Car tout étranger n’est pas capable de faire un bon Suisse ! Quiconque veut acquérir la nationalité de La Suisse, pays le plus beau, le plus propre et le plus riche du monde, doit s'en montrer digne ; c'est-à-dire, conforme à l'image que les autorités se font des citoyens autochtones.

Les pratiques désirées ou indésirables avec Bodmer et Fischer, experts en matière de moralité, relèvent de la fiction. Toute ressemblance avec des situations réelles ne peut cependant être exclue…

Bon à savoir : né à Zurich en 1936, Rolf Lyssy débute dans la réalisation, après une expérience de chef opérateur, avec « Eugen heisst wohlgeboren » (1968), une comédie ironique rejetée par le public et la critique. Son court métrage « Vita Parcur » (1970) choque la pudibonderie des observateurs. Son film suivant « Konfrontation » (1975) est une investigation sans concessions dans le passé de la Suisse au temps des nazis, une fiction documentaire qui fait sensation. Après « Die Schweizermacher » (1978), il réalise trois autres films de fiction : « Kassettenliebe » (1981), « Teddy Bär » (1983) et « Leo Sonnyboy » (1990). Il tourne « Un tambour dans le désert » (« Ein Trommler in der Wüste », (1992), un film documentaire sur son propre frère qui vit dans un kibboutz depuis trente ans. Et en 1995, il effectue une œuvre de réflexion sur le fonctionnement de la justice « Ein klarer Fall. »

« Pour nous résumer... dans notre pays, chacun est le bienvenu, que ce soit en tant que touriste ou travailleur. Nous acceptons recevoir tous étrangers d’où qu’ils viennent.
Toutefois, le cas est différent lorsqu’il veut définitivement vivre dans notre pays, lorsqu’il demande la citoyenneté suisse. Il faut qu’il accepte de s’adapter à notre pays, de s’intégrer à notre peuple.
Il est à se souvenir la célèbre phrase d’un de nos anciens chef de police : « nous estimons que l’assimilation d’un étranger est assurée à partir du moment où cette personne vit assez longtemps, chez nous, sans se faire remarquer. »
Voici quelque qualité dont doit faire preuve un étranger vivant dans notre pays avant de devenir un véritable citoyen suisse : neutre, intègre, solide, contentieux, honnête, intègre (déjà dit !), propre, simple, scrupuleux, etcetera. »

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Das Fräulein

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Das Fräulein

Réalisateur : Andrea Štaka (CH-DE)
Scénario : Barbara Albert, Marie Kreutzer et Andrea Štaka
Durée : 1h. 16min.
Interprètes : Mirjana Karanović, Ljubica Jović et Marija Škaričić
Musique : Peter de Siebenthal, Till Wyler, Daniel Jakob
Année de production : 2006

Genre : Drame

L’histoire : de nos jours à Zürich. Ruža (Mirjana Karanović), la cinquantaine conduit avec un cœur de pierre une cantine d'entreprise dont elle est propriétaire. Ne voulant plus retourner dans sa Serbie natale, elle se consacre qu’à ses affaires qui connaissent un succès financier certain.

Mila (Ljubica Jović), la soixantaine est son employée depuis l’ouverture du restaurant. Tout le contraire de Ruža, elle vit en Suisse depuis des dizaines d'années et travaille dur afin de réaliser son rêve: une maison en Croatie.

La routine des deux femmes à la cantine est chahutée par l’arrivée d’Ana (Marija Škaričić), dans la vingtaine. Venu de Sarajevo, cette jeune femme bien vivant est décidée de mordre la vie à pleine dent.
Nonobstant cette joie de vivre, se cache un désarroi qui la pousse à aller toujours de l’avant sans vraiment connaître sa destination. L’empreinte de la guerre en Bosnie est trop vive pour pouvoir s’en défaire, elle fuit son passé.

Et pourtant, Ana agit par des faits simples et touchants. Son humanité trouble les deux dames.

Bon à savoir : après le succès de «Hotel Belgrad» (court-métrage) et «Yugodivas» (documentaire), la réalisatrice Andrea Štaka a remporté avec son premier long-métrage, «Mademoiselle», le Léopard d'or pour le meilleur film du Festival de Locarno en 2006.
Andrea Štaka porte un regard intime sur trois femmes indépendantes actuellement domiciliées en Suisse, originaires de trois régions différentes d'un pays qui n'existe plus, l'ex-Yougoslavie. « Das Fräulein » décrit le déracinement et la nostalgie propres à une époque où un nombre croissant de personnes - voyageurs, expulsés ou simplement apatrides - se déplacent parmi des cultures, religions et pays différents.

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La déchirure

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La déchirure

(The Killing Fields)


Réalisateur : Roland Joffé (GB - USA)
Scénario : Bruce Robinson, d'après les articles de Sydney Schanberg
Durée : 2h. 16min.
Interprètes : Sam Waterston, John Malkovich et Haing S. Ngor
Musique : Mike Oldfield
Année de production : 1984

Genre : Historique (drame social)
L’histoire : Cambodge, le 7 août 1973. Suite à une erreur bombardement de Neak Luong, la situation politique est périlleuse, le risque est partout.
Cambodge, avril 1975. Phnom Penh est assiégé par les Khmers rouges.

Dans un pays où la répression fait rage, rares sont les journalistes à rester pour témoigner de la dévastation causé par la guerre et de la prise du pouvoir par des Khmers rouges, puis qui internent l'ensemble de la population dans des camps.

Sydney Schanberg (Sam Waterston) et Al Rockoff (John Malkovich), deux reporters du New York Times, se font arrêtés par les nouveaux dirigeants. Grâce à l’intervention de son assistant cambodgien Dith Pran (Haing S. Ngor), Sydney, ainsi que d’autres journalistes, ont la vie sauve.
Peu de temps avant, Sydney parvient à faire évacuer la famille de Dith, mais ce dernier refuse de fuir son pays.

Malgré les efforts d'un collègue américain pour l'aider, le 18 avril 1975 Dith Pran est happé puis envoyé dans un camp de travail de la barbarie socialiste des Khmers rouges. Sydney, quand à lui, quitte sain et sauf le Cambodge à la faveur de sa nationalité étasunienne.
Il sera arrêté quelques jours plus tard par les Khmers rouges... Lorsqu'il est fait prisonnier par des Khmers rouges, un journaliste cambodgien est laissé à lui-même

Livré à lui-même, il survit à la construction du socialisme des communistes khmers. Les deux amis se retrouvent en 1979. Enfin Dith Pran rejoint sa famille, évacuée en avril 1975, vivant en Californie.

Bon à savoir : Londonien de pure souche et cousin germain du réalisateur Arthur Joffé, Roland suit une scolarité au lycée français de la capitale avant de poursuivre des études d'anglais et d'art dramatique à l'université de Manchester. Après plusieurs téléfilms pour la télévision et des mises en scène au théâtre, il entame sa carrière de réalisateur en 1984 avec « La Déchirure », témoignage sur les massacres perpétrés au Cambodge après la prise du pouvoir par les Khmers Rouges. L'année suivante, le film remporte trois Oscars dont celui du meilleur second rôle.

Le film est inspiré de la véritable histoire de Sydney Schanberg, qui obtint le Prix Pulitzer en 1976. Il retrace une partie du périple de Dith Pran, et dépeint la dictature de Pol Pot : l'embrigadement des enfants dès le plus jeune âge, la destruction de toute notion de famille, et l'extermination d'un peuple forcé à vivre dans les campagnes.
 
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Le Cuirassé Potemkine

 

 

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Le Cuirassé Potemkine

Réalisateur : S. M. Eisenstein et Grigori Aleksandrov (Russie, ex URSS)
Scénario : S. M. Eisenstein, Nina Agadzhanova
Durée : 1h. 10min.
Interprètes : Alexandre Antonov, Vladimir Barsky, Grigori Aleksandrov
Musique : Dimitri Chostakovitch
Année de production : 1925

Genre : Historique (Drame, Guerre)

L’histoire : En juin 1905, une mutinerie se déclenche sur le cuirassé Potemkine à la suite du refus des marins de consommer de la viande avariée. Brimés par leurs officiers, les mutins prennent le contrôle du navire et se dirige sur Odessa où ils sont attendus par une foule enthousiaste qui fraternise avec eux. L’armée tsariste réprime violemment la manifestation en tirant sur la foule rassemblée sur l’escalier du port.

Bon à savoir : S. M. Eisenstein fait ses débuts au cinéma en 1923, avec "Le Journal de Gloumov", un petit film burlesque inséré dans une représentation théâtrale et publie, la même année, ses premiers écrits théoriques sur le "montage-attraction". Son premier long-métrage est « La grève » tourné en 1924, dans le cadre de l'association Proletkult. Son talent n'échappe pas à l'organisme d'État du cinéma soviétique, le Goskino, qui lui commandite un grand film pour célébrer le 20ème anniversaire des révoltes de 1905. Devant l'ampleur du projet, Eisenstein se rend compte qu'il lui sera impossible de réaliser l’ensemble du projet pour la date donnée (21 décembre 1925). Il propose de le réduire au seul épisode du navire. Le tournage commence en septembre et se termine en décembre 1925 à Odessa.
La projection au théâtre Bolchoï est un triomphe pour le réalisateur et son oeuvre. « Le Cuirassé Potemkine » connaît vite le succès dans le monde entier et, aussi improbable soit-il, par le biais de copies tronqués. En effet, le film est interdit en Europe jusqu’aux années cinquante. En France comme en Allemagne, le cinéma-Potemkine donne « pense-t-on » l’idée d'une révolution.

Les procédés révolutionnaires utilisés pour le montage et la mise en scène ont permis au film de rester toujours d'actualités et ce jusqu'à nos jours. Cette fresque est notamment une véritable source d'étude pour les établissements concernés, sans en oublier les amateurs, les cinéphiles ou encore les professionnels privés s'intéressant au septième art.
De quoi il en retourne ? Il s’agit du nouveau cinéma révolutionnaire, qu'Eisenstein site si bien lui-même: gros plans contre plans généraux, rythme contre chaos, mouvements rapides contre mouvements lents, mouvements ascendants contre mouvements descendants. La visée est de faire bondir de son siège le spectateur, ou à le faire s'écrouler sur lui-même là où il se trouve, voire de le faire applaudir ou crier très fort, jusqu’à ce que ses yeux brillent de joie avant de se répandre en larmes de bonheur. Lorsque, en sommes, le spectateur est contraint de sortir de lui-même...
Il déclare face aux critiques notamment à celles de Dziga Vertov :
'Je ne fais pas de films témoins, vus par un impassible oeil de verre, je flanque des coups de poing dans l'oeil du public'.

En 1958, lors de l’Exposition universelle de Bruxelles, une centaine d’historiens du cinéma sont allés jusqu’à le consacrer « meilleur film de tous les temps ». D'autres part, plusieurs réalisateurs lui ont fait hommage à travers leurs films ; comme par exemple, Brian De Palma dans son film « Les incorruptibles » où un landau échappe à une mère de famille et dévale les escaliers, scène typiquement repris du « Cuirassé Potemkine ».
 
S. M. Eisenstein reste le fondateur d’une véritable science du cadrage, du montage et de la mise en scène.  

 


Octobre (1927)

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Octobre

(10 jours qui ébranlèrent le monde)

Réalisateur : S. M. Eisenstein et Grigori Aleksandrov (Russie, ex URSS)
Scénario : S. M. Eisenstein
Durée : 1h. 52min.
Interprètes : Vassili Nikandrov, Nikolai Popov, Boris Livanov
Musique : Dimitri Chostakovitch
Année de production : 1927

Genre : Historique

L’histoire : Petrograd, octobre 1917. Les Bolcheviks sous la direction de Lénine demandent la destitution du gouvernement provisoire ; la riposte se fait en attaquant le peuple, c'est ainsi que commence le début des 10 jours qui ébranlèrent le monde...

Bon à savoir : « Octobre » a été réalisé par des jeunes réalisateurs soviétiques sous la direction de S.M. Eisenstein. Le film est commandité par les dirigeants de l'armée rouge pour le dixième anniversaire de la révolution d'octobre des bolcheviks. Connaissant très bien l'influence du cinéma, Joseph Staline n'hésite pas à l'utiliser pour la propagande de leur cause. Ainsi sous l'oeil du régime, les cinéastes étaient contraints de travailler dans une marge de manoeuvre réduite.
Loyal envers le communisme, Eisenstein avait déjà réalisé deux films allant dans le sens de son idéologie. En 1924, il tourna « La grève », et en 1925, « Le Cuirassé Potemkine » qui révolutionna le monde du septième art de par son aspect technique et sa mise en scène. Dès lors, tous les réalisateurs du monde entier s'allient pour dire que c'est l'une des plus grande œuvre cinématographique.
C'est en 1927 qu’« Octobre » fût réalisé. Inspiré du livre « 10 jours qui ébranlèrent le monde » de John Silas Reed, ce film est la première superproduction russe où 11'000 figurants furent mobilisés. La consommation d'électricité de Leningrad a même dû être restreinte pour pouvoir alimenter les projecteurs du film ! Tous les acteurs sont des non-professionnels, repérés dans les bars ou dans la rue pour rester fidèle à l'esprit de la révolution. Tourné à l'époque du muet, il a été sonorisé par son ami de travail Grigori Aleksandrov en 1967, sur une musique de Dimitri Chostakovitch.
 
La suite sur:
 
Octobre (1927)
AS CINEMA - 11-12-2007

De l'autre côté

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De l'autre côté
 
Réalisateur : Fatih Akin (Allemagne, Turquie)
Interprètes : Baki Davrak, Patrycia Ziolkowska, Tuncel Kurtiz, Hanna Schygulla, Nurgul Yesilcay, Yelda Reynaud, Nursel Koese, Lars Rudolph, Andreas Thiel.
Durée : 2h 2min.
Année de production : 2007
Scénario : Fatih Akin
Musique - mixage : Richard Borowski
 
Genre : Comédie dramatique

Histoire: Malgré les réticences de son fils Nejat, Ali, qui est veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée, d’origine turque, comme lui. Mais Nejat, jeune prof d'allemand, ne tarde pas à se prendre d'affection pour la douce Yeter lorsqu’il comprend qu'elle envoie presque tout son salaire à sa fille, en Turquie, pour lui payer des études supérieures. La mort accidentelle de Yeter éloigne durablement le père de son fils. Nejat se rend à Istanbul dans l'espoir de retrouver la trace d'Ayten, la fille de Yeter. Mais Nejat ignore qu'Ayten, activiste politique d'une vingtaine d'années, a fui en Allemagne pour échapper à la police turque. A Hambourg, Ayten sympathise avec Lotte, une étudiante allemande aussitôt séduite par le charme et l'engagement politique de la jeune Turque. Lotte propose même à Ayten de l'héberger chez elle, malgré les réticences de sa mère, Susanne. Arrêtée et placée en détention, Ayten est finalement reconduite à la frontière puis incarcérée en Turquie. Sur un coup de tête, Lotte décide de tout abandonner et de se rendre en Turquie, où elle se heurte à une bureaucratie pesante : tous les efforts pour faire libérer Ayten semblent vains...

La suite ici : sur ascinema.ch