Samuel Goldwin
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03 Janvier 2008 à 13:32 dans
- Citation
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| Persepolis
Réalisateurs : Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud (F) Interprètes : Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Danielle Darrieux Genre : Animation Durée : 1h 35min Année de production: 2005 Date de sortie: 27 juin 2007 Scénario : Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud Musique : Olivier Bernet
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![]() | Le souffle du désert |
![]() | Les Faiseurs de Suisses (Die Schweizermacher) |
L’histoire : « ne jamais oublier une chose: devenir Suisse n’est pas un droit, mais un honneur ! Et que les choses soient bien claires, nous estimons qu’une personne, qui veut devenir Suisse, doit s’adapter à ce mode de vie… »
Max Bodmer (Walo Lüönd) et Moritz Fischer (Emil Steinberger), sont des inspecteurs de la police cantonale zurichoise. Véritable connaisseur en la matière pour devenir un Suisse et être Suisse, ces fonctionnaires helvétiques modèles ne connaissants pas d’heure pour épier les potentiels candidats à la citoyenneté suisse.
Chargés d’examiner à la loupe et dans son intégralité la situation des prétendants à la naturalisation, la tactique de ces employés de l’Etat est de prendre par surprise les postulants (visite imprévue, interrogatoire étonnant, surveillance périodique).
De tels processus de vérification se découvrent au cours des rencontres avec un psychiatre allemand et sa femme, un pâtissier italien et une danseuse de ballet yougoslave.
Car tout étranger n’est pas capable de faire un bon Suisse ! Quiconque veut acquérir la nationalité de La Suisse, pays le plus beau, le plus propre et le plus riche du monde, doit s'en montrer digne ; c'est-à-dire, conforme à l'image que les autorités se font des citoyens autochtones.
Les pratiques désirées ou indésirables avec Bodmer et Fischer, experts en matière de moralité, relèvent de la fiction. Toute ressemblance avec des situations réelles ne peut cependant être exclue…
Bon à savoir : né à Zurich en 1936, Rolf Lyssy débute dans la réalisation, après une expérience de chef opérateur, avec « Eugen heisst wohlgeboren » (1968), une comédie ironique rejetée par le public et la critique. Son court métrage « Vita Parcur » (1970) choque la pudibonderie des observateurs. Son film suivant « Konfrontation » (1975) est une investigation sans concessions dans le passé de la Suisse au temps des nazis, une fiction documentaire qui fait sensation. Après « Die Schweizermacher » (1978), il réalise trois autres films de fiction : « Kassettenliebe » (1981), « Teddy Bär » (1983) et « Leo Sonnyboy » (1990). Il tourne « Un tambour dans le désert » (« Ein Trommler in der Wüste », (1992), un film documentaire sur son propre frère qui vit dans un kibboutz depuis trente ans. Et en 1995, il effectue une œuvre de réflexion sur le fonctionnement de la justice « Ein klarer Fall. »
« Pour nous résumer... dans notre pays, chacun est le bienvenu, que ce soit en tant que touriste ou travailleur. Nous acceptons recevoir tous étrangers d’où qu’ils viennent.
Toutefois, le cas est différent lorsqu’il veut définitivement vivre dans notre pays, lorsqu’il demande la citoyenneté suisse. Il faut qu’il accepte de s’adapter à notre pays, de s’intégrer à notre peuple.
Il est à se souvenir la célèbre phrase d’un de nos anciens chef de police : « nous estimons que l’assimilation d’un étranger est assurée à partir du moment où cette personne vit assez longtemps, chez nous, sans se faire remarquer. »
Voici quelque qualité dont doit faire preuve un étranger vivant dans notre pays avant de devenir un véritable citoyen suisse : neutre, intègre, solide, contentieux, honnête, intègre (déjà dit !), propre, simple, scrupuleux, etcetera. »
![]() | Das Fräulein Réalisateur : Andrea Štaka (CH-DE) Scénario : Barbara Albert, Marie Kreutzer et Andrea Štaka Durée : 1h. 16min. Interprètes : Mirjana Karanović, Ljubica Jović et Marija Škaričić Musique : Peter de Siebenthal, Till Wyler, Daniel Jakob Année de production : 2006 Genre : Drame |
L’histoire : de nos jours à Zürich. Ruža (Mirjana Karanović), la cinquantaine conduit avec un cœur de pierre une cantine d'entreprise dont elle est propriétaire. Ne voulant plus retourner dans sa Serbie natale, elle se consacre qu’à ses affaires qui connaissent un succès financier certain.
Mila (Ljubica Jović), la soixantaine est son employée depuis l’ouverture du restaurant. Tout le contraire de Ruža, elle vit en Suisse depuis des dizaines d'années et travaille dur afin de réaliser son rêve: une maison en Croatie.
La routine des deux femmes à la cantine est chahutée par l’arrivée d’Ana (Marija Škaričić), dans la vingtaine. Venu de Sarajevo, cette jeune femme bien vivant est décidée de mordre la vie à pleine dent.
Nonobstant cette joie de vivre, se cache un désarroi qui la pousse à aller toujours de l’avant sans vraiment connaître sa destination. L’empreinte de la guerre en Bosnie est trop vive pour pouvoir s’en défaire, elle fuit son passé.
Et pourtant, Ana agit par des faits simples et touchants. Son humanité trouble les deux dames.
Bon à savoir : après le succès de «Hotel Belgrad» (court-métrage) et «Yugodivas» (documentaire), la réalisatrice Andrea Štaka a remporté avec son premier long-métrage, «Mademoiselle», le Léopard d'or pour le meilleur film du Festival de Locarno en 2006.
Andrea Štaka porte un regard intime sur trois femmes indépendantes actuellement domiciliées en Suisse, originaires de trois régions différentes d'un pays qui n'existe plus, l'ex-Yougoslavie. « Das Fräulein » décrit le déracinement et la nostalgie propres à une époque où un nombre croissant de personnes - voyageurs, expulsés ou simplement apatrides - se déplacent parmi des cultures, religions et pays différents.
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![]() | La déchirure (The Killing Fields)
Réalisateur : Roland Joffé (GB - USA) Scénario : Bruce Robinson, d'après les articles de Sydney Schanberg Durée : 2h. 16min. Interprètes : Sam Waterston, John Malkovich et Haing S. Ngor Musique : Mike Oldfield Année de production : 1984 Genre : Historique (drame social) |