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Le Cuirassé Potemkine

 

 

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Le Cuirassé Potemkine

Réalisateur : S. M. Eisenstein et Grigori Aleksandrov (Russie, ex URSS)
Scénario : S. M. Eisenstein, Nina Agadzhanova
Durée : 1h. 10min.
Interprètes : Alexandre Antonov, Vladimir Barsky, Grigori Aleksandrov
Musique : Dimitri Chostakovitch
Année de production : 1925

Genre : Historique (Drame, Guerre)

L’histoire : En juin 1905, une mutinerie se déclenche sur le cuirassé Potemkine à la suite du refus des marins de consommer de la viande avariée. Brimés par leurs officiers, les mutins prennent le contrôle du navire et se dirige sur Odessa où ils sont attendus par une foule enthousiaste qui fraternise avec eux. L’armée tsariste réprime violemment la manifestation en tirant sur la foule rassemblée sur l’escalier du port.

Bon à savoir : S. M. Eisenstein fait ses débuts au cinéma en 1923, avec "Le Journal de Gloumov", un petit film burlesque inséré dans une représentation théâtrale et publie, la même année, ses premiers écrits théoriques sur le "montage-attraction". Son premier long-métrage est « La grève » tourné en 1924, dans le cadre de l'association Proletkult. Son talent n'échappe pas à l'organisme d'État du cinéma soviétique, le Goskino, qui lui commandite un grand film pour célébrer le 20ème anniversaire des révoltes de 1905. Devant l'ampleur du projet, Eisenstein se rend compte qu'il lui sera impossible de réaliser l’ensemble du projet pour la date donnée (21 décembre 1925). Il propose de le réduire au seul épisode du navire. Le tournage commence en septembre et se termine en décembre 1925 à Odessa.
La projection au théâtre Bolchoï est un triomphe pour le réalisateur et son oeuvre. « Le Cuirassé Potemkine » connaît vite le succès dans le monde entier et, aussi improbable soit-il, par le biais de copies tronqués. En effet, le film est interdit en Europe jusqu’aux années cinquante. En France comme en Allemagne, le cinéma-Potemkine donne « pense-t-on » l’idée d'une révolution.

Les procédés révolutionnaires utilisés pour le montage et la mise en scène ont permis au film de rester toujours d'actualités et ce jusqu'à nos jours. Cette fresque est notamment une véritable source d'étude pour les établissements concernés, sans en oublier les amateurs, les cinéphiles ou encore les professionnels privés s'intéressant au septième art.
De quoi il en retourne ? Il s’agit du nouveau cinéma révolutionnaire, qu'Eisenstein site si bien lui-même: gros plans contre plans généraux, rythme contre chaos, mouvements rapides contre mouvements lents, mouvements ascendants contre mouvements descendants. La visée est de faire bondir de son siège le spectateur, ou à le faire s'écrouler sur lui-même là où il se trouve, voire de le faire applaudir ou crier très fort, jusqu’à ce que ses yeux brillent de joie avant de se répandre en larmes de bonheur. Lorsque, en sommes, le spectateur est contraint de sortir de lui-même...
Il déclare face aux critiques notamment à celles de Dziga Vertov :
'Je ne fais pas de films témoins, vus par un impassible oeil de verre, je flanque des coups de poing dans l'oeil du public'.

En 1958, lors de l’Exposition universelle de Bruxelles, une centaine d’historiens du cinéma sont allés jusqu’à le consacrer « meilleur film de tous les temps ». D'autres part, plusieurs réalisateurs lui ont fait hommage à travers leurs films ; comme par exemple, Brian De Palma dans son film « Les incorruptibles » où un landau échappe à une mère de famille et dévale les escaliers, scène typiquement repris du « Cuirassé Potemkine ».
 
S. M. Eisenstein reste le fondateur d’une véritable science du cadrage, du montage et de la mise en scène.  

 


Octobre (1927)

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Octobre

(10 jours qui ébranlèrent le monde)

Réalisateur : S. M. Eisenstein et Grigori Aleksandrov (Russie, ex URSS)
Scénario : S. M. Eisenstein
Durée : 1h. 52min.
Interprètes : Vassili Nikandrov, Nikolai Popov, Boris Livanov
Musique : Dimitri Chostakovitch
Année de production : 1927

Genre : Historique

L’histoire : Petrograd, octobre 1917. Les Bolcheviks sous la direction de Lénine demandent la destitution du gouvernement provisoire ; la riposte se fait en attaquant le peuple, c'est ainsi que commence le début des 10 jours qui ébranlèrent le monde...

Bon à savoir : « Octobre » a été réalisé par des jeunes réalisateurs soviétiques sous la direction de S.M. Eisenstein. Le film est commandité par les dirigeants de l'armée rouge pour le dixième anniversaire de la révolution d'octobre des bolcheviks. Connaissant très bien l'influence du cinéma, Joseph Staline n'hésite pas à l'utiliser pour la propagande de leur cause. Ainsi sous l'oeil du régime, les cinéastes étaient contraints de travailler dans une marge de manoeuvre réduite.
Loyal envers le communisme, Eisenstein avait déjà réalisé deux films allant dans le sens de son idéologie. En 1924, il tourna « La grève », et en 1925, « Le Cuirassé Potemkine » qui révolutionna le monde du septième art de par son aspect technique et sa mise en scène. Dès lors, tous les réalisateurs du monde entier s'allient pour dire que c'est l'une des plus grande œuvre cinématographique.
C'est en 1927 qu’« Octobre » fût réalisé. Inspiré du livre « 10 jours qui ébranlèrent le monde » de John Silas Reed, ce film est la première superproduction russe où 11'000 figurants furent mobilisés. La consommation d'électricité de Leningrad a même dû être restreinte pour pouvoir alimenter les projecteurs du film ! Tous les acteurs sont des non-professionnels, repérés dans les bars ou dans la rue pour rester fidèle à l'esprit de la révolution. Tourné à l'époque du muet, il a été sonorisé par son ami de travail Grigori Aleksandrov en 1967, sur une musique de Dimitri Chostakovitch.
 
La suite sur:
 
Octobre (1927)
AS CINEMA - 11-12-2007

De l'autre côté

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De l'autre côté
 
Réalisateur : Fatih Akin (Allemagne, Turquie)
Interprètes : Baki Davrak, Patrycia Ziolkowska, Tuncel Kurtiz, Hanna Schygulla, Nurgul Yesilcay, Yelda Reynaud, Nursel Koese, Lars Rudolph, Andreas Thiel.
Durée : 2h 2min.
Année de production : 2007
Scénario : Fatih Akin
Musique - mixage : Richard Borowski
 
Genre : Comédie dramatique

Histoire: Malgré les réticences de son fils Nejat, Ali, qui est veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée, d’origine turque, comme lui. Mais Nejat, jeune prof d'allemand, ne tarde pas à se prendre d'affection pour la douce Yeter lorsqu’il comprend qu'elle envoie presque tout son salaire à sa fille, en Turquie, pour lui payer des études supérieures. La mort accidentelle de Yeter éloigne durablement le père de son fils. Nejat se rend à Istanbul dans l'espoir de retrouver la trace d'Ayten, la fille de Yeter. Mais Nejat ignore qu'Ayten, activiste politique d'une vingtaine d'années, a fui en Allemagne pour échapper à la police turque. A Hambourg, Ayten sympathise avec Lotte, une étudiante allemande aussitôt séduite par le charme et l'engagement politique de la jeune Turque. Lotte propose même à Ayten de l'héberger chez elle, malgré les réticences de sa mère, Susanne. Arrêtée et placée en détention, Ayten est finalement reconduite à la frontière puis incarcérée en Turquie. Sur un coup de tête, Lotte décide de tout abandonner et de se rendre en Turquie, où elle se heurte à une bureaucratie pesante : tous les efforts pour faire libérer Ayten semblent vains...

La suite ici : sur ascinema.ch


Immortel (ad vitam)

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Immortel (ad vitam)

Réalisateur : Enki Bilal (FR)
Scénario: Serge Lehman et Enki Bilal
Durée : 1h. 42min.
Interprètes : Thomas M. Pollard, Thomas Kretschmann, Linda Hardy
Musique :
Année de production: 2002

Genre : Science fiction
L’histoire : en cette année 2095, la ville de New York, qui est peuplée de vrais humains, d'humains génétiquement modifiés et de mutants, est surplombée par la pyramide des dieux égyptiens.

Pour cause de rébellion, Horus d'Hiéraknopolis (Thomas M. Pollard), dieu du ciel et de la terre, est condamné à mort par ses pairs, le vénérable Anubis et Bastet. Pour sauver son immortalité, le dieu faucon a sept jours, le temps d’un battement d’aile pour un divin. De ce fait, il entame une série de crime boulimique dans le but de trouver un corps sain qui puisse l’accepter pour se fondre en lui.

Il trouve refuge dans le corps d’un détenu politique en hibernation depuis trente ans dans un pénitencier géostationnaire. Ce prisonnier est Alcide Nikopol (Thomas Kretschmann) et, malgré lui, il va servir d’instrument à Horus pour retrouver un être au pourvoir incroyable.

Finalement, Nikopol va trouver son compte. Leur dévouement se porte sur Jill Bioskop (Linda Hardy), sans origine connue, avec des écailles électriques sur la tête, des organes internes déformés, aux cheveux et aux larmes bleus et une anatomie humaine. Jill a l’apparence d’une jeune femme et pourtant elle n’a que trois mois et possède certaines capacités surnaturelles qu'elle ne connaît qu’en partie. Elle est un des rares êtres capables de donner vie à un dieu. 
 
La suite sur: 
Immortel (ad vitam) (2002)
AS CINEMA - 05-12-2007

Long Way Home

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Long Way Home

Réalisateur : Peter Sollet (USA)
Scénario : Eva Vives et Peter Sollet
Durée : 1h. 24min.
Interprètes : Victor Rasuk, Krystal Rodriguez, Silvestre Rasuk, Altagracia Guzman, Kevin Rivera, Judy Marte, Melonie Diaz
Musique : Brad Jones et Roy Nathanson
Année de production : 2001

Genre : Romance
L’histoire : à Lower East Side, à New York, en plein été, Victor Vargas (Victor Rasuk), 16 ans, sa soeur Vicky (Krystal Rodriguez), et son frère Nino (Silvestre Rasuk)partagent la même chambre de l'appartement dans lequel ils sont élevés par leur grand-mère, Mamie (Altagracia Guzman). Cette native de la République Dominicaine tient à porter sur eux une attention plus que vigilante et voit en son petit-fils Victor comme le trouble fête de la famille.
Par une chaude après-midi, Victor, au grand dam de sa grand-mère, et son meilleur ami Harold (Kevin Rivera) sont à la piscine. Victor, qui se veut un séducteur irrésistible, fait bientôt la rencontre de Judy Ramirez (Judy Marte), tandis que Harold fait connaissance de Mélanie (Melonie Diaz), la meilleure amie de Judy.
La rencontre de la belle et distante Judy va changer la donne. Les faux-semblants et le paraître ne suffisent plus. Victor et Judy vont devoir maîtriser leurs tourments, commencer à se livrer, écouter leur cœur et pourquoi pas apprendre à s’aimer.
 
La suite sur:
 
Long way home (2001)
AS CINEMA - 10-12-2007

La Môme

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La Môme
 
Réalisateur : Olivier Dahan (FRA)
Interprètes : Marion Cotillard, Sylvie Testud, Pascal Greggory, Emmanuelle Seigner, Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu
Durée : 2h 20min.
Année de production : 2006
Scénario : Olivier Dahan
Musique : Christopher Gunning
 
Genre : Biographique, Musical, Drame
Histoire: De son enfance à sa gloire, de ses victoires à ses blessures, de Belleville à New York, voici l’exceptionnel parcours d’Edith Piaf.
À travers un destin plus incroyable qu’un roman, découvrez l’âme d’une artiste et le coeur d’une femme. Intime, intense, fragile et indestructible, dévouée à son art jusqu’au sacrifice, voici la plus immortelle des chanteuses…
 
Bon à savoir: Olivier Dahan réalise jusqu'en 1997 des courts-métrages et clips vidéos pour des célébrités comme IAM, Mc Solaar, Raphaël, Johnny Hallyday, Renaud, Florent Pagny puis pour des artistes internationaux comme The Cranberries, Zucchero et Stéphane Eicher. Il se fait remarquer avec le téléfilm, « Frères : La Roulette rouge » extrait de la collection "Tous les garçons et les filles de leur âge" de la chaîne ARTE, sélectionné au Festival international du film de Berlin. « Déjà mort » est son premier long-métrage, un drame qu'il écrit et réalise en 1998. Continuant sur le même registre en composant et réalisant ces films, il tourne en 2001 « Le Petit Poucet », en 2002 « La vie promise » et en 2004 « Les rivières pourpres : Les anges de l’apocalypse» dont le scénario n'est pas de lui.
Le 22 juin 2004, Olivier Dahan se trouve dans une librairie où il tombe sur un livre d'Edith Piaf. En  le feuilletant, l'idée d'un long-métrage lui vient et il envoie immédiatement le texto suivant au producteur Alain Goldman :“Un grand film d’amour, musical, populaire, tragique et romanesque. Un sujet français, un film international, un grand film sur Piaf.” Cinq minutes après celui-ci reçoit l'approbation de Goldman. C'est un projet qui tombe à pique pour le réalisateur car il avoue qu'il avait depuis longtemps envie de parler du fonctionnement intérieur d’un artiste.
 

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Stanley Kubrick : Citation

La question est de savoir si l'on donne au public quelque chose qui vise à le rendre plus heureux, ou quelque chose qui corresponde à la vérité du sujet.

Stanley Kubrick

AS CINEMA

 


Nicolas Boukhrief

Le cinéma est l'art du pauvre.

Nicolas Boukhrief

AS CINEMA


La Marche de l'Empereur

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La Marche de l'Empereur
 
Réalisateur : Luc Jacquet (FRA)
Interprètes (voix) : Romane Bohringer, Charles Berling, Jules Sitruk – Morgan Freeman (version américaine)
Durée : 1h 25min.
Année de production : 2004
Scénario : Luc Jacquet, Michel Fessler, Emilie Simon 
Musique : Emilie Simon 
 
Genre : Documentaire
Histoire: A petits pas, courbé sous le poids de la tempête, un Manchot empereur avance péniblement sur la glace. Autour de lui, tout est blanc et glacial. Pourtant, malgré les obstacles et le temps infernal, le Manchot empereur marche encore et encore. Il tient le cap et rien ne saurait l'arrêter car... Chut ! Il a rendez-vous avec l'amour ! « La Marche de l'Empereur » raconte la jolie histoire des Manchots empereur qui doivent traverser bien des épreuves (de froid, de faim, de dangers) dans le but de mettre au monde un petit.
 
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La Vie des autres

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La Vie des autres
 
Réalisateur : Florian Henckel Donnersmarck
Interprètes : Ulrich Mühe, Sebastien Koch, Martina Gedeck, Ulrich Tukur, Herbert Knaup, Werner Daehn, Thomas Thieme
Durée : 2h17min
Date de sortie : 31 janvier 2007
Scénario : Florian Henckel Donnersmarck
Musique : Gabriel Yared et Stéphane Moucha
 
Genre : Drame
 
Scope, dolby digital 
Histoire: En 1984 à Berlin-Est, Gerd Wiesler (Ulrich Mühe), officier de la stasi, se voit confier la surveillance de l’écrivain de théâtre (Sébastien Koch), sans se douter qu’il s’agit d’une intrigue orchestrée par le ministre de la Culture Bruno Hempf (Thomas Thiemme) qui, amoureux de son amie l’actrice Christa Maria Sieland (Martina Gedeck), souhaite le faire disparaître. Le lieutenant supérieur Grubitz (Ulrich Tukur) espère quant à lui en tirer bénéfice pour sa carrière. Wiesler, célibataire, pour ainsi dire sans vie privée, découvre au cours de ses surveillances, le monde de l’art, de l’amour et de l’ouverture d’esprit, horizons qui lui étaient jusqu’alors inconnus.

Il n’intervient pas lorsque Dreymann, bouleversé par le suicide d’un ami réalisateur dont la carrière a été détruite par le régime, écrit un article sur la fréquence des suicides d’intellectuels en RDA. Dreymann, utilise pour taper cet article une machine à écrire de contrebande fournie par le magazine ouest–allemand “Der Spiegel” à qui l’article est destiné. Wiesler, connaissant la démarche de Dreymann et de ses amis, le protège en écrivant de faux rapports.
Christa-Maria Sieland, menacée de plus pouvoir exercer son métier d’actrice, accepte les avances du ministre et dénonce les agissements clandestins de son amant. Wiesler fait en sorte que Dreymann apprenne cette liaison mais celui-ci pardonne à Christa Maria et cette preuve d’amour séduit définitivement Wiesler. Grâce au double des clés, Wiesler, prend chez Dreymann, la machine à écrire compromettante…

 

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