Le Cuirassé Potemkine
![]() | Le Cuirassé Potemkine |
L’histoire : En juin 1905, une mutinerie se déclenche sur le cuirassé Potemkine à la suite du refus des marins de consommer de la viande avariée. Brimés par leurs officiers, les mutins prennent le contrôle du navire et se dirige sur Odessa où ils sont attendus par une foule enthousiaste qui fraternise avec eux. L’armée tsariste réprime violemment la manifestation en tirant sur la foule rassemblée sur l’escalier du port.
Bon à savoir : S. M. Eisenstein fait ses débuts au cinéma en 1923, avec "Le Journal de Gloumov", un petit film burlesque inséré dans une représentation théâtrale et publie, la même année, ses premiers écrits théoriques sur le "montage-attraction". Son premier long-métrage est « La grève » tourné en 1924, dans le cadre de l'association Proletkult. Son talent n'échappe pas à l'organisme d'État du cinéma soviétique, le Goskino, qui lui commandite un grand film pour célébrer le 20ème anniversaire des révoltes de 1905. Devant l'ampleur du projet, Eisenstein se rend compte qu'il lui sera impossible de réaliser l’ensemble du projet pour la date donnée (21 décembre 1925). Il propose de le réduire au seul épisode du navire. Le tournage commence en septembre et se termine en décembre 1925 à Odessa.
La projection au théâtre Bolchoï est un triomphe pour le réalisateur et son oeuvre. « Le Cuirassé Potemkine » connaît vite le succès dans le monde entier et, aussi improbable soit-il, par le biais de copies tronqués. En effet, le film est interdit en Europe jusqu’aux années cinquante. En France comme en Allemagne, le cinéma-Potemkine donne « pense-t-on » l’idée d'une révolution.
Les procédés révolutionnaires utilisés pour le montage et la mise en scène ont permis au film de rester toujours d'actualités et ce jusqu'à nos jours. Cette fresque est notamment une véritable source d'étude pour les établissements concernés, sans en oublier les amateurs, les cinéphiles ou encore les professionnels privés s'intéressant au septième art.
De quoi il en retourne ? Il s’agit du nouveau cinéma révolutionnaire, qu'Eisenstein site si bien lui-même: gros plans contre plans généraux, rythme contre chaos, mouvements rapides contre mouvements lents, mouvements ascendants contre mouvements descendants. La visée est de faire bondir de son siège le spectateur, ou à le faire s'écrouler sur lui-même là où il se trouve, voire de le faire applaudir ou crier très fort, jusqu’à ce que ses yeux brillent de joie avant de se répandre en larmes de bonheur. Lorsque, en sommes, le spectateur est contraint de sortir de lui-même...
Il déclare face aux critiques notamment à celles de Dziga Vertov :
'Je ne fais pas de films témoins, vus par un impassible oeil de verre, je flanque des coups de poing dans l'oeil du public'.
En 1958, lors de l’Exposition universelle de Bruxelles, une centaine d’historiens du cinéma sont allés jusqu’à le consacrer « meilleur film de tous les temps ». D'autres part, plusieurs réalisateurs lui ont fait hommage à travers leurs films ; comme par exemple, Brian De Palma dans son film « Les incorruptibles » où un landau échappe à une mère de famille et dévale les escaliers, scène typiquement repris du « Cuirassé Potemkine ».
La projection au théâtre Bolchoï est un triomphe pour le réalisateur et son oeuvre. « Le Cuirassé Potemkine » connaît vite le succès dans le monde entier et, aussi improbable soit-il, par le biais de copies tronqués. En effet, le film est interdit en Europe jusqu’aux années cinquante. En France comme en Allemagne, le cinéma-Potemkine donne « pense-t-on » l’idée d'une révolution.
Les procédés révolutionnaires utilisés pour le montage et la mise en scène ont permis au film de rester toujours d'actualités et ce jusqu'à nos jours. Cette fresque est notamment une véritable source d'étude pour les établissements concernés, sans en oublier les amateurs, les cinéphiles ou encore les professionnels privés s'intéressant au septième art.
De quoi il en retourne ? Il s’agit du nouveau cinéma révolutionnaire, qu'Eisenstein site si bien lui-même: gros plans contre plans généraux, rythme contre chaos, mouvements rapides contre mouvements lents, mouvements ascendants contre mouvements descendants. La visée est de faire bondir de son siège le spectateur, ou à le faire s'écrouler sur lui-même là où il se trouve, voire de le faire applaudir ou crier très fort, jusqu’à ce que ses yeux brillent de joie avant de se répandre en larmes de bonheur. Lorsque, en sommes, le spectateur est contraint de sortir de lui-même...
Il déclare face aux critiques notamment à celles de Dziga Vertov :
'Je ne fais pas de films témoins, vus par un impassible oeil de verre, je flanque des coups de poing dans l'oeil du public'.
En 1958, lors de l’Exposition universelle de Bruxelles, une centaine d’historiens du cinéma sont allés jusqu’à le consacrer « meilleur film de tous les temps ». D'autres part, plusieurs réalisateurs lui ont fait hommage à travers leurs films ; comme par exemple, Brian De Palma dans son film « Les incorruptibles » où un landau échappe à une mère de famille et dévale les escaliers, scène typiquement repris du « Cuirassé Potemkine ».
S. M. Eisenstein reste le fondateur d’une véritable science du cadrage, du montage et de la mise en scène.
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24 Décembre 2007 à 15:00 dans
- CRITIQUES DE FILMS

