Le souffle du désert
![]() | Le souffle du désert |
L’histoire : aux portes du Sahara, plus exactement au pied du Grand Erg Oriental tunisien, 13 hommes – suisses, français, belges et québécois – progressent dans le désert accompagnés d’un animateur de groupe et de 10 chameliers. Ce périple de 15 jours les verra progresser entre steppes, dunes de sable et plateaux rocheux, soumis aux vents de sable, à l’intense chaleur du jour et aux températures glaciales de la nuit.
A ce cheminement physique vient s’en ajouter un autre, plus émotionnel, au cœur de l’identité masculine. Aux quatre à cinq heures de marche matinale succède en effet chaque jour, après l’installation du bivouac, une exploration de la masculinité contemporaine basée sur le parcours de vie des participants. L’animateur stimule alors la dynamique de groupe et aide chacun à approfondir ses propres questionnements, autour de la paternité, de la sexualité, du rapport aux femmes, de la violence ou des dépendances. Ces échanges se prolongent le soir autour du feu et se terminent souvent par des danses et des chants au son de la musique des hommes du désert.
Les bivouacs à la belle étoile, la puissance des sites découverts, l’énergie du désert et le soutien de l’animateur incitent peu à peu les participants à se livrer, à se mettre à nu.
Un voyage à la fois physique et intime, une quête intense de l’identité masculine.
Bon à savoir : François Kohler a fait ses classes en cinéma à l'Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) de Bruxelles. Il travaille depuis 20 ans à titre d’auteur, de réalisateur et de producteur pour le cinéma et la télévision.
Pourquoi ce film?
« J’ai toujours été intéressé par la question de l’identité masculine. Je pense que les hommes se réfugient derrière une façade virile qui les empêche d’exprimer leurs émotions, d’entrer en communication intime avec les autres hommes, par peur de baisser la garde. Ce qui les conduit à ne partager leur intimité qu’avec les femmes et dans des rapports souvent conflictuels.
Dans le cadre de mes réflexions, j’ai participé en novembre 2002 à un trekking organisé par le «Réseau Hommes International» initié par le psychanalyste québécois Guy Corneau. L’activité proposait de réunir des hommes de différentes nationalités dans le désert pour partager durant deux semaines, librement et sans encadrement, des préoccupations typiquement masculines, souvent taboues. Au niveau personnel, ce fut une expérience très forte. Etant cinéaste, j’ai eu le désir d’en faire un film pour le grand public. »
Qu’apporte-t-il sur la question de l’identité masculine?
« Je pense que le naturel de la force, de la sincérité et de la franchise des témoignages est assez inédit au cinéma. A l’exemple de ces deux participants qui avouent avoir eu peur un jour de rester prisonnier du sexe féminin. Ou encore de cet autre protagoniste qui écrit une lettre à sa mère pour lui avouer son envahissement et ses conséquences sur sa difficulté à répondre aux désirs exprimés des femmes. Ces témoignages expriment ce que beaucoup d’hommes vivent au quotidien sans en avoir conscience ou sans forcément réussir à l’exprimer. Notre société idolâtre en effet les valeurs masculines de compétitivité, de pouvoir et de force. »
Et les femmes?
« Ce film montre que les hommes aussi sont capable d’exprimer leur intimité et de la communiquer. Je pense que les femmes y seront sensibles, car elles souffrent elles aussi des incompréhensions qu’ont les hommes sur leur condition masculine. Si Le souffle du désert est un film avec des hommes qui ont besoin d’être entre hommes pour pouvoir évoquer des problèmes d’hommes, il montre également que cette démarche peut rejaillir sur l’ensemble des rapports sociaux, et notamment sur ceux qui lient les hommes et les femmes. »
A ce cheminement physique vient s’en ajouter un autre, plus émotionnel, au cœur de l’identité masculine. Aux quatre à cinq heures de marche matinale succède en effet chaque jour, après l’installation du bivouac, une exploration de la masculinité contemporaine basée sur le parcours de vie des participants. L’animateur stimule alors la dynamique de groupe et aide chacun à approfondir ses propres questionnements, autour de la paternité, de la sexualité, du rapport aux femmes, de la violence ou des dépendances. Ces échanges se prolongent le soir autour du feu et se terminent souvent par des danses et des chants au son de la musique des hommes du désert.
Les bivouacs à la belle étoile, la puissance des sites découverts, l’énergie du désert et le soutien de l’animateur incitent peu à peu les participants à se livrer, à se mettre à nu.
Un voyage à la fois physique et intime, une quête intense de l’identité masculine.
Bon à savoir : François Kohler a fait ses classes en cinéma à l'Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) de Bruxelles. Il travaille depuis 20 ans à titre d’auteur, de réalisateur et de producteur pour le cinéma et la télévision.
Pourquoi ce film?
« J’ai toujours été intéressé par la question de l’identité masculine. Je pense que les hommes se réfugient derrière une façade virile qui les empêche d’exprimer leurs émotions, d’entrer en communication intime avec les autres hommes, par peur de baisser la garde. Ce qui les conduit à ne partager leur intimité qu’avec les femmes et dans des rapports souvent conflictuels.
Dans le cadre de mes réflexions, j’ai participé en novembre 2002 à un trekking organisé par le «Réseau Hommes International» initié par le psychanalyste québécois Guy Corneau. L’activité proposait de réunir des hommes de différentes nationalités dans le désert pour partager durant deux semaines, librement et sans encadrement, des préoccupations typiquement masculines, souvent taboues. Au niveau personnel, ce fut une expérience très forte. Etant cinéaste, j’ai eu le désir d’en faire un film pour le grand public. »
Qu’apporte-t-il sur la question de l’identité masculine?
« Je pense que le naturel de la force, de la sincérité et de la franchise des témoignages est assez inédit au cinéma. A l’exemple de ces deux participants qui avouent avoir eu peur un jour de rester prisonnier du sexe féminin. Ou encore de cet autre protagoniste qui écrit une lettre à sa mère pour lui avouer son envahissement et ses conséquences sur sa difficulté à répondre aux désirs exprimés des femmes. Ces témoignages expriment ce que beaucoup d’hommes vivent au quotidien sans en avoir conscience ou sans forcément réussir à l’exprimer. Notre société idolâtre en effet les valeurs masculines de compétitivité, de pouvoir et de force. »
Et les femmes?
« Ce film montre que les hommes aussi sont capable d’exprimer leur intimité et de la communiquer. Je pense que les femmes y seront sensibles, car elles souffrent elles aussi des incompréhensions qu’ont les hommes sur leur condition masculine. Si Le souffle du désert est un film avec des hommes qui ont besoin d’être entre hommes pour pouvoir évoquer des problèmes d’hommes, il montre également que cette démarche peut rejaillir sur l’ensemble des rapports sociaux, et notamment sur ceux qui lient les hommes et les femmes. »
-
27 Décembre 2007 à 21:30 dans
- CRITIQUES DE FILMS SUISSE

